Signalétique dans le réseau TCL : préconisations non prises en compte

Le 16 février 2016, Point de vue sur la ville a participé à une réunion portant sur la signalétique dans le réseau TCL. Des représentants de Keolis et du sytral côtoyaient les membres du carpa et du CLB, ainsi que vos représentants M. et Mme Combalier et Odile.

Nous avons d’abord réexpliqué les difficultés importantes rencontrées par les personnes malvoyantes dû beaucoup à l’éblouissement des panneaux rétroéclairés, et aux caractères et codes couleurs plus réduits et moins lisibles qu’auparavant. On nous a alors assuré qu’il était impossible de changer quelque chose à la charte graphique (rouge et blanc), et qu’on ne pouvait qu’au mieux griser le blanc afin de le rendre le moins éblouissant possible.

Nous rappelons que de nombreuses recherches mettent en garde contre l’éclairage par led, dangereux pour les yeux, et que des lampes de teinte ambrées seraient plus confortables, mais on nous répond qu’on ne trouvera bientôt plus que cela comme type d’éclairage sur le marché, et donc qu’il n’y a pas de solution.

La responsable de CLB tente de suggérer l’idée d’apposer des filtres sur les tubes néons, mais les techniciens répondent que la teinte peut théoriquement être changée, mais qu’il faudrait alors changer tous les coffrages de tout le réseau, impliquant donc un budget phénoménal. La seule solution qu’on nous fasse encore espérer serait d’attendre la décision d’une prochaine charte graphique à laquelle, cette fois, on penserait à nous convier dès le début du projet de réflexion. En résumé, un beau gaspillage d’argent pour tout recommencer.

M. Combalier, qui occupait un travail aux éclairages de la ville de Lyon, fait la démonstration aux techniciens des effets d’éblouissement au-dessus d’une inscription quand on ne peut avoir d’accommodation, et propose de changer l’intensité d’éclairage (lampes avec moins de chaleur) lors du prochain marché pour le changement de lampes prévu tous les 5 ans.

Nous sommes conduits à l’intérieur du métro Part-Dieu, mezzanine côté gare, où on nous fait apprécier la différence entre 2 panneaux au-dessus des escalators, dont l’un a été légèrement plus grisé pour test. Evidemment, nous ne pouvons que dire qu’il est mieux que l’autre, moins pire en tout cas. Nous en profitons pour faire tester les panneaux à ces messieurs sous lunettes floues afin de leur faire reconnaître la difficile lisibilité des caractères des différents anneaux dans les couloirs du métro, ainsi que sur les frontons des arrêts de bus en extérieur, toujours en rappelant bien que la population vieillit et qu’il y a de plus en plus de personnes myopes ou ayant des problèmes oculaires, dû à un temps passé sur les écrans de plus en plus long.

 

Nous testons également une nouvelle borne Visulis dont les contrastes ont été améliorés, mais le temps est alors nuageux, la représentante de CLB insistant que par temps ensoleillé celle-ci émet trop de reflets pour voir correctement.

Nous remarquons aussi que nous ne pouvons lire que la ligne du bas et demandons à ce que cette borne puisse être positionnée davantage à hauteur des yeux.

 

Enfin, j’évoque aussi l’éventualité d’agrandir les tableaux horaires sous les arrêts de bus, en pensant à un éclairage suffisant lorsqu’il fait sombre le soir, ainsi que de réfléchir à la possibilité de vocaliser les distributeurs de tickets à écrans tactiles difficilement utilisables.

Une remarque qui a son importance : ces messieurs soulignent que nous sommes les seules à nous plaindre, et qu’ils n’ont aucune remontée de plainte de la majorité des gens fréquentant le réseau. Nous insistons alors en expliquant que beaucoup de personnes s’adressent justement à nous parce qu’elles ne savent pas comment faire remonter les choses, ou ne savent souvent même pas qu’elles le peuvent.

 

Alors, avis à tous les malvoyants, manifestez-vous avant de ne plus y voir assez pour être encore crédibles ! Point de vue sur la ville s’adresse à tous les déficients visuels, et il n’y a pas de honte à demander un caractère de confort pour ne pas avoir à forcer sans cesse sur les yeux que l’on souhaite protéger et maintenir le peu d’acuité le plus longtemps possible.

Ne nous laissez plus passer pour seulement une ou 2 exceptions, rejoignez-nous. Et lorsqu’il sera trop tard pour me battre encore pour moi, je le ferai pour mes enfants, et peut-être pour les vôtres !

Rédigé par Gladys Valatx