« modes actifs », à la Mairie de Villeurbanne

Parmi les associations présentes, la Ville à Vélo était en force, avec pas moins de quatre représentants, les Droits du Piéton représentée par un de ces co-présidents, le CARPA par son président et moi pour Point de Vue sur la Ville.

Il y avait 3 personnes pour la Municipalité, dont un adjoint, Didier Vullierme.

Lors des présentations, à propos des « modes doux », j’ai précisé que pour nous, déficients visuels, ils n’étaient pas doux du tout, que nos déplacements à pied étaient rendus de plus en plus périlleux et épuisants, à cause de la prolifération des objets indésirables et des comportements d’incivilité.

Les questions de pistes cyclables ont dominé la réunion, et pour cause…

Le deuxième sujet traité (en durée) fut celui des trottinettes. Tout le monde s’est accordé sur les problèmes que posent ces engins qui se sont imposés sur la voie publique, et notamment sur les dangers qu’ils représentent, en tout premier lieu pour les piétons. Les plus optimistes attendent les changements de comportement qu’une législation à venir pourraient induire… Ils comptent aussi sur une régulation, un avènement des bons usages, à l’instar prétendent-ils de ce qui s’est passé pour les vélos. Pour ma part, j’ai souhaité que la mairie prenne un arrêté d’interdiction de ces véhicules sur les trottoirs, et demandé que la police municipale enlève les trottinettes qui les encombrent. Les Droits du Piéton a fait remarquer que même en l’absence d’une législation spécifique, ces objets roulants sont bien classés comme véhicules à moteur, du point de vue du Code de la route. Il n’y aurait donc pas vraiment de vide juridique et la police pourrait d’ores et déjà verbaliser. La position de la municipalité est plutôt attentiste. Elle ne souhaite pas traiter le problème par la répression. Elle pense qu’il ne faut pas condamner à-priori ce mode de déplacement qui n’a certainement pas encore démontré tout ce qu’il pouvait apporter en terme d’alternative à la voiture. En ce qui concerne le stationnement des engins, il a été évoqué la possibilité de créer des aires de stationnement sur la chaussée. Le problème est que cela restrreindra le nombre de places pour les autos. Le co-président des Droits du Piéton dit avoir rencontré le gérant d’une des sociétés exploitantes. Celui-ci a dit souhaiter une réglementation et des aménagements. Un discours de marchand sans doute… Car ces sociétés ont d’abord déversé leur produit, sans se soucier des nuisances. C’est plutôt la démarche inverse qui aurait été responsable. Bref, nous n’avons pas grand chose à attendre de la part de la mairie. Nous ne pesons rien, et comme je l’ai souligné, c’est nous au final, les piétons, et notamment les plus fragiles qui sommes sanctionnés.

Le sujet des potelets a d’abord été introduit par les cyclistes. Eux aussi s’en plaignent… J’ai donné l’exemple des hauts potelets, à grosse tête, qui ont été plantés au milieu du trottoirde la rue de France, là où circulent les élèves de l’EREADV. Il m’a été répondu que ce dispositif avait été précisément placé pour la sécurité des élèves. En effet, des usagers roulaient parfois à vive allure sur ce trottoir. Là encore, la réponse apportée punit la victime et n’inquiète pas le coupable.

Les zones 30 vont se multiplier. Ce pourrait être une bonne nouvelle en effet, si elles sont respectées et si elles impliquent d’autres façons de conduire. J’ai insisté sur la nécessité de conserver les feux de circulation dans ces zones. On a aussi parlé du Totem et de la place Jules Grandclément. La mairie renvoie ces aménagements de voierie à la métropole.

Cette réunion était pour moi la première du genre. Il ne s’agissait pas de la CCVAH (Commission Consultative Villeurbannaise Autonomie et Handicap), mais de la reprise d’une instance trimestrielle, qui s’était trouvée mise en sommeil, mais dont les associations de cyclistes étaient de fidèles participantes.

Jean-Paul