Réunion de la commission consultative ville, autonomie et handicap de Villeurbanne du 17 novembre 2017

La CCVAH de Villeurbanne a été réunie le 17 novembre 2017, de 10 à 12 h, au centre nautique Etienne Gagnaire. La tenue de circonstance aurait pu être requise, puisque une heure et 20 minutes ont été consacrés à une visite de la piscine (abords, hall d’accueil, lieu de déchaussage, vestiaires et installations sanitaires), ceci en pleine période de fonctionnement (scolaires). Pour l’hygiène, nous avons mis des sur-chaussures… Cet équipement a été choisi en raison de son adaptation récente. Nous n’avons bien sûr pas examiné le bassin, d’où émanait un joyeux chœur d’enfants…

Les installations sont belles, spacieuses et lumineuses. Si je me fie aux impressions des personnes voyantes, il semblerait que l’architecte (ou les exécutants) soient passés à côté de certaines occasions de contrastes, notamment au niveau des céramiques murales, ce qui aurait pu améliorer le confort des personnes malvoyantes. Des remarques semblables ont été faites à propos des escaliers d’accès. S’ils sont munis des bandes podotactiles BEV, on a pu remarquer un manque d’ambition dans le choix des revêtements et dans la couleur des dalles pour augmenter les contrastes. Par ailleurs, il n’y a ni balisage sonore, ni bande de guidage.

Les anciens casiers ont été conservés. Ils ne portent aucun affichage en braille. Cependant, j’ai pu déchiffrer le numéro 109, grâce à son inscription en creux.
Pour verrouiller ou déverrouiller, ce n’est sûrement pas si simple puisqu’il y a un clavier par bloc de casiers, sur lequel on doit saisir le numéro du casier ainsi qu’un code secret. Mais j’ai vérifié que la manœuvre était possible quand on n’y voit pas, à condition d’avoir été un peu initié… Avec l’habitude, on doit pouvoir s’en sortir…

C’est la directrice du centre qui fut le guide de cette visite. Elle pouvait, à juste titre, être fière de l’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite : les cabines et les douches sont adaptées.

Ah, par hasard, mes doigts indiscrets ont scruté une arête murale particulièrement tranchante à la sortie des vestiaires… « Combien de crânes fendus » ? Et oui, l’accessibilité, ce n’est pas qu’un respect de normes.

La fin de matinée prit une forme de réunion plus classique. Elle était animée par l’adjointe.
Un diaporama était projeté. Le texte, dans un jargon pas vraiment accessible, était lu à toute vitesse par une technicienne. J’ai cependant retenu un certain nombre de points :

  • un nouveau technicien chargé de l’accessibilité des bâtiments a été recruté
  • 32 demandes d’accessibilité ont été faites en 2015
  • la municipalité, c’est 59 ERP
  • l’accessibilité, c’est un budget de 9 millions d’euros (à force de le répéter, on finit par s’en souvenir…)
  • Bilan fin 2016, 16 traitées sur 22(la régularisation administrative n’avait pas été faite)
  • Depuis l’arrivée du technicien, il y a eu relance des attestations (1 seul bâtiment a été attesté en 2016 (sur 14)
  • En 2017, 26 devaient être attestés, seulement 10 le seront
  • En 2018, 10 étaient en projet, il y en aura en réalité 26, donc retard en partie rattrapé
  • Il restera 2 périodes pour rattraper l’intégralité du retard
  • But, accessibilité complète de 88 ERP ( ? il doit y avoir en plus les parcs et jardins…) à la fin de la période de 9 ans
  • En 2017, 8 attestations sont en instance, même si les travaux sont terminés, comme c’est le cas du centre nautique qui nous accueille

Sites programmés en 2018 :

  • groupe scolaire Léon Jouhaux,
  • gs Jules Ferry,
  • gs Berthelot avec requalification,
  • GS Emile Zola,
  • GS Anatole France (ascenseur, espace d’attente sécurisé, cheminement, sanitaires),
  • gs Renan sud,
  • MJC,
  • centre social Cyprian,
  • gymnase Cusset,
  • Centre culturel

Opérations avancées ou différées :

  • cimetière,
  • parc Chanteur,
  • parc DDH,
  • Square de la Roseraie

Sites sortant de l’AD’AP :

restaurant inter administratif (sortie d’établissement du parc municipal ???)

Conclusion

Finalement, il s’est dit pas mal de choses. Heureusement, étant donné le large dépassement du cadre horaire.

Quelques décalages entre prévisions et réalisations ont pu être évoqués. Il est vrai qu’au fil du temps, certains équipements se voient déviés de leur usage initial (exemple, toilettes adaptées transformées en local de rangement des produits d’entretien…).
Entre la conception et la réalisation par une chaîne de sous-traitants, entre la prescription et l’entretien au quotidien par des prestataires, les principes se perdent parfois…

Par Jean-Paul Chanel