Conseil Consultatif Ville et Handicap de Villeurbanne

A Villeurbanne, deux directions sont en charge de l’accessibilité de la voirie :

  • La Direction de la Proximités et Gestion du domaine public qui participe au groupe de travail des déplacements urbains (GTDU),
  • La Direction générale du Développement Urbain

La Direction de la Proximité et Gestion du domaine public est chargée des déplacements professionnels (tout ce qui roule dans la ville), de l’éclairage public et des festivités (atelier transport et atelier sonorisation).

La Direction générale du Développement Urbain comprend :

  • l’unité règlementation qui publie les arrêtés travaux, les arrêtés de circulation et élabore le programme de voirie.
  • L’unité cadre de vie à la charge des trous sur la voie publique, la gestion des poubelles, les potelets arrachés, etc.

La Direction générale du Développement Urbain est référente des grands espaces publics. Elle organise des réunions de sensibilisation des agents à l’accessibilité. Elle organise des visites de chantiers afin de sensibiliser les entreprises qui travaillent à cette problématique.

Il nous a été répété que l’accessibilité était une compétence de la Métropole. Cela ne nous a pas empêché d’évoquer les désagréments d’accessibilité à Villeurbanne. Nous avons rappelé :

  • Le problème des feux sonores déplacés d’un chantier à un autre sans modification du message vocal,
  • Le chantier de la place Albert Thomas (totem),
  • La problématique du carrefour Antonin Perrin-Valentin Haüy. Pour ce problème, il a été indiqué que le marquage au sol serait refait. Quant à la proposition de placer un feu tricolore, il nous a été répondu que la Métropole n’acceptait l’ajout d’un seul feu par année.

Nous avons rappelé le temps trop court de la phase verte du feu tricolore au carrefour cours Emile Zola, Anatole France, rue Ollier car rue Anatole France les véhicules automobiles n’ont pas terminé de parcourir le carrefour au déclanchement de la phase rouge.

Une étude du stationnement PMR (personnes à mobilité réduite) nous a été présentée. Un décret de 2006 impose 2% de places PMR dans chaque commune. A Villeurbanne on compte au total 21.000 places de stationnement, il faudrait donc 420 places PMR. C’est l’objectif que s’est fixé la ville. Sachons que le coût de création de place PMR est très variable selon l’emplacement. Une place coûte entre 3000 et 30.000 €.

Dans les 3 MDPH de Villeurbanne 800 cartes de stationnement sont délivrées chaque année. Il va être difficile de satisfaire le stationnement de toutes ces personnes !

Depuis un arrêté de 2007, la largeur des places de stationnement PMR a été fixé à 3 mètres 30. Le cheminement piétonnier étant fixé à une largeur de 1 mètre 40, toutes les rues de Villeurbanne ne peuvent pas recevoir de telles places. La question est de déroger à la loi pour faire un compromis afin d’en créer quand-même à proximité des établissements recevant du public.

Il nous a été communiqué que la distribution des télécommandes de feux se fait maintenant à l’espace info, juste en face de la mairie.

Conclusion :

L’accessibilité n’est pas toujours une priorité. Nous devons sans cesse rappeler nos requêtes. L’expérience nous enseigne que la constance et la pugnacité finissent par faire aboutir nos réclamations. Notre principale qualité doit être la patience et la volonté d’aboutir.

Alain CARLIER

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