Chiens-guides d’aveugles : publication du décret créant un certificat et un label

PARIS, 22 mars 2014 (AFP) – Le décret créant un certificat national des chiens-guides d’aveugles et une labellisation des centres d’éducation, a été publié samedi au journal officiel, ce qui devrait permettre d’améliorer leur accessibilité aux lieux publics et aux transports.

Ce décret “simplifie la procédure de labellisation des centres d’éducation pour chiens-guides d’aveugles ou d’assistance”. Ils sont désormais labellisés par arrêté du préfet de département, pour une période de cinq ans

Il crée également “un certificat national remis par les centres d’éducation aux familles d’accueil pour les chiens en cours d’éducation, puis aux personnes handicapées attributaires d’un chien éduqué”. Ce certificat est “destiné à faciliter l’accès aux lieux publics des personnes accompagnées de chiens-guides d’aveugles”.

Actuellement, la loi oblige à accepter les chiens-guides dans tous les lieux accueillant du public, mais les chiens en éducation ne sont que “tolérés”, selon les associations.

A l’annonce, fin janvier, de cette mesure par le gouvernement, l’association nationale des maîtres de chiens-guides d’aveugles (ANMCGA) s’était réjouie que l’on “avance petit à petit vers ce qu’on souhaiterait, un vrai statut du chien-guide, inscrit dans la loi”.

Quelque 1.500 chiens-guides sont en activité en France.

Des chiens-guides se voient encore refuser l’accès à des lieux publics, un sujet sensible par exemple dans le cas des taxis. En mars 2013, le Défenseur des droits, Dominique Baudis, avait constaté “43% de refus discriminatoires” lors d’une opération test menée auprès de taxis parisiens.

Une enquête nationale réalisée en février 2013 par la Fédération Française des Associations de Chiens-guides d’aveugles et l’ANMCGA, dans plus de 1.000 lieux ouverts au public (commerces, services publics, restaurants, etc.), avait montré que dans 15% des cas, les chiens-guides et leurs maîtres voyaient leur accessibilité freinée ou refusée, représentant pour eux “au moins une difficulté par semaine”.

Source : Bulletin Valentin Haüy Infos 2014-04, 17.04.2014