Plaidoyer pour le message parlé sur le vert piéton des feux tricolores

Je suis aveugle et j’habite tout proche d’un passage à niveau avec des barrières, bien entendu, et que lorsqu’un train est signalé une sonnerie d’alerte retentit pour indiquer le danger et la fermeture des barrières. Je peux dire que c’est stressant d’entendre cette sonnerie SNCF lorsque l’on se trouve avec une canne blanche en plein milieu de la traversée. Je connais des personnes non voyantes qui paniquent et qui peuvent être tellement perturber qu’elles sont paralysées, fou qui changent leur trajectoire et comme il n’y a pas de repère au sol, c’est encore pire !

En ce qui me concerne, je traverse souvent les rails et même si je maîtrise toutes les données, je ne peux pas m’empêcher d’accélérer pour être hors de portée d’un train. Même la petite a peur lorsqu’elle entend la sonnerie annonçant la fermeture des barrières. Ceci pour dire aussi, qu’en dehors des citadins mal et non voyants, il y a des provinciaux qui connaissent les sonneries d’alerte comme indiqué ci-dessus, et qui peuvent craindre les alarmes citadines.

Pour finir, cette démonstration prouve que les citadins et les ruraux ont la même notion du danger et ont le même code émotionnel.

Autre argument : les alertes d’incendie dans les usines et dans les établissements publics.

Toutes sonneries activées humainement ou programmées engendrent une interruption réflexe de l’action de l’humain. Exemples : les sonnettes de vélo humainement actionnées arrêtent immédiatement le piéton aussi bien en milieu rural qu’en ville où les pistes cyclables sont de plus en plus nombreuses.

Les voyageurs sur les quais de TGV, TER, RER, métro ne montent plus lorsqu’ils entendent l’alerte sonore programmée.

Jean-Xavier Welcamp