Aïe, un _viol_ selon certains chauffeurs ! (par Gladys)

Une altercation assez virulente avec un chauffeur de voiture mal garée sur le trottoir en bas de mon immeuble, comme d’habitude depuis qu’on nous a posé pleins de potelets à contourner, soit disant pour empêcher ce genre de chose, et c’est encore pire qu’avant. Tous les jours, je fais le trajet pour aller chercher et emmener mes enfants à l’école, et nous devons slalomer, avec les cartables, la canne, et les 2 enfants,entre les potelets, poubelles, et ces fameuses voitures mal garées à cet endroit précis, alors que qu’il y a des places libres tout le long du trottoir à quelques mètres, ce qui me fait justement enrager encore plus.

Ce jour là, vendredi, j’étais particulièrement agacée, moi qui ai toujours eu une réputation de gentille fille sage, je n’en pouvais plus. Bref, j’ai plaqué un autocollant sur cette voiture qui entravait mon chemin, et j’ai alors entendu crier derrière moi :

« qu’est-ce que vous faites là avec vos autocollants, vous n’avez pas le droit de toucher à mon bien, c’est ma voiture, c’est moi que vous agressez, c’est comme si vous me déshabilliez, vous me violer là, madame ! »

J’étais trop encolère pour éclater de rire, et lui ai répondu: « s’il était vraiment sûr que c’était moi qui l’agressais alors que moi, justement, j’étais obligé, huit fois par jour sur ce trajet, de me mettre en danger, moi et mes enfants, en devant marcher dans la rue pour contourner sa voiture garée sur le trottoir, qui, lui, normalement appartient aux piétons. »

Ce grand monsieur costeau a admis être en infraction, mais continuait dans son idée en disant que je portais atteinte à son bien et que je n’étais pas habilitée à le faire, préférant la verbalisation lorsque je lui ai posé la question. Et il a insisté en m’expliquant que si c’était la voiture de petits jeunes, je risquais de me faire agresser.

Ma réponse a conclu clairement que jeune ou pas, cela ne m’empêchera pas de faire respecter la loi. Je lui ai expliqué différentes difficultés rencontrées par des personnes handicapées dans la rue, que nous, nous devons souvent marcher plus d’une heure à pieds par jour pour nos différents trajets, alors que les personnes qui ont la chance d’être en voiture,et valide, ne sont, elles, souvent pas capables de faire 5 mètres à pieds pour se garer correctement.

« Mais comment je vais enlever ça maintenant ? » m’a-t-il demandé,

et lui décollant moi-même en montrant qu’on ne faisait pas ça pour embêter le monde, mais pour le faire prendre conscience des problèmes que ça engendre.

Le grand costeau est parti tout peneau en répétant : « j’ai conscience, j’ai conscience, madame, je recommencerais plus ! »

Un vrai gag. Et je suis arrivée à l’école en retard toute tremblante, mais je recommencerai s’il le faut, non mais !

Gladys, une p’tite canne Aïe !