Point d’Accès n° 12, Juin 2012

Commissions communales et intercommunales d’accessibilité, CCA/CIA

Les 5 8 14 15 et 18 juin, nos adhérents ont participé respectivement à quatre commissions intercommunales d’accessibilité, et à une commission communale d’accessibilité (celle de la ville de Villeurbanne intitulée : Conseil Consultatif Ville et Handicaps).

Commissions intercommunales d’accessibilité :

groupe témoin transport de la CIA

Le 5 juin dernier, Lilia Ouerdi assistait à la réunion consacrée à la première entrevue du groupe témoin transport de la CIA, dont la mise en place a été décidée au dernier groupe de travail transport.

Ce groupe, chargé de tester et d’évaluer des dispositifs en projet, est constitué d’une personne représentant chaque handicap, et de techniciens du SYTRAL. En l’occurrence ce matin, étaient présents entre autre, Michael MAISONNIAL, les Techniciens du SYTRAL et porteur du projet, et comme cité ci-avant, notre représentante Lilia Ouerdi. Sa présence, suffisait amplement puisqu’elle n’a rien eu à dire étant donné que le thème de cette réunion était l’accessibilité des nouveaux écrans dynamiques qui vont être déployés sur les lignes C1, C2 et C3 plus toutes les lignes de tramways, à partir de Février 2013 ; cela représente environs 1500 écrans.

L’accessibilité reste un bien grand mot puisque nous, très mal et non-voyants n’y aurons de toute façon pas le loisir d’y accéder, vu qu’il n’est pas prévu, même à long terme, de vocaliser le dispositif, dispositif qui est composé de 2 écrans, le premier qui affichera le terminus, le prochain arrêt ainsi que les correspondances, (des pictogrammes destinés aux personnes souffrant de handicap mental et psychique, y seront également affichés) ; le second écran diffusera des infos « pratiques » telles que l’euroscope, la météo et des informations disons contextuelles et culturelles à l’approche des arrêts concernés : par exemple dans le C3 à l’approche de l’arrêt Hôtel de ville, des informations pourront être diffusées aux voyageurs, sur une exposition au musée d’art contemporain s’il y en a une de programmée.

Des suggestions et des demandes ont été faites pour l’amélioration du contraste, ainsi que le ralentissement de la diffusion des informations qui arrive sous forme de flash et qui, jusque là n’étaient visibles qu’à peine quelques secondes.

Lilia a proposé à monsieur MAISONNIAL chargé de l’accessibilité au SYTRAL d’organiser une rencontre entre 2 ou 3 experts de PVV et leurs informaticiens au sujet du nouveau site Internet, mais la réponse reçue était évasive. La suite au prochain épisode, à savoir la réunion du groupe de travail transport du 15 Juin.

Déchets et entretien de la CIA

Le 8 juin, Lilia Ouerdi, Alain Carlier et Georges Masson assistaient à la commission intercommunale d’accessibilité voirie, consacrée à l’entretien des trottoirs et des rues de la cité (nettoyage à l’aide de machines bruyantes), et aux problèmes que peuvent rencontrer les personnes handicapées lors de la collecte des ordures.

La réunion est organisée en lien avec la Direction de la propreté du Grand Lyon. Christian Debiesse – responsable service collecte et véhicule industriel – et Dominique Lemesle – responsable division nettoiement – sont présents en séance.

Le Grand Lyon couvre un territoire de 58 communes, 1,26 million d’habitants et 515 kilomètres carrés, entretenus par 4 800 agents dont 2 079 relèvent de la Direction de la propreté. Cette dernière assure quatre grandes missions : la collecte des ordures ménagères, le traitement et la valorisation des déchets ménagers, le nettoiement des voies et espaces communautaires ainsi que le déneigement des voies et espaces communautaires.

En matière de valorisation des déchets, deux usines de valorisation énergétique existent sur le territoire, à Gerland et Rillieux. La vapeur ainsi produite alimente d’une part des réseaux de chaleur ; elle est, d’autre part, transformée en électricité. L’agglomération compte également deux centres de tri à Saint-Fons et Rillieux qui traitent l’ensemble de la collecte sélective. S’y ajoutent 18 déchetteries chargées de collecter les apports des habitants et de les diriger vers les filières de traitement. Enfin, la collecte du verre s’effectue en apport volontaire ; en contrepartie, le Grand Lyon remet chaque année un chèque à la Ligue contre le cancer.

Le nettoiement des voies et des espaces communautaires s’effectue par divers moyens : cantonniers, brigades de nettoiement en camionnette, balayeuses grande capacité pour la chaussée, balayeuses de trottoirs, actions chantier (balayeuses équipées de lance à eau ou de souffleuse).

Au titre du déneigement des voies et du ramassage des feuilles, 93 camions peuvent être mobilisés entre début novembre et début mars pour organiser au mieux la circulation.

Suite à cette présentation, penchons-nous sur les échanges entre les représentants associatifs et les responsables de la direction propreté :

  • Les bacs de collecte sélectifs sont-ils prêtés ou loués ?
    Réponse : – Les bacs gris sont propriété des bailleurs, riverains ou usagers tandis que les bacs de collecte sélective sont mis à disposition gratuitement par la communauté urbaine ; les bacs endommagés ou sous-dimensionnés sont donc remplacés à la charge du Grand Lyon.
  • La collecte des déchets est-elle uniquement effectuée par la communauté urbaine ou également par des entreprises privées ?
    Réponse : – Le Grand Lyon a en charge la collecte des déchets ménagers et assimilés ce service public est assuré pour partie par des agents du Grand Lyon (la régie) et également par des entreprises privées dans le cadre de marchés publics. D’autres déchets (industriels), ne rentrent pas dans le champ de compétences du Grand Lyon et sont collectés par des entreprises privées qui ont des contrats spécifiques avec les producteurs de déchets non ménagers. Sur ce point, le problème des déjections canines est le plus prégnant, notamment pour les malvoyants ou les personnes en fauteuil roulant. Il convient de rappeler que les propriétaires ont obligation de nettoyer leur trottoir et que la ville de Lyon ainsi que d’autres communes ont pris des arrêtés contraignant les propriétaires de chien au ramassage des déjections canines. Des actions de sensibilisation sont par ailleurs menées sur les secteurs sensibles. Des sacs sont mis à disposition gratuitement en mairie ; d’autres sont installés plus localement, l’objectif étant toutefois que cet effort soit, à terme, effectué par les propriétaires eux-mêmes. Les cantonniers sont formés à la fourniture de sacs aux propriétaires. Enfin, la sanction est également parfois utilisée afin de contribuer à l’évolution des comportements. Force est de constater que le ramassage est de plus en plus fréquent.
  • Une intervenante invite à la fermeté sur le sujet vis-à-vis des propriétaires de chien et estime que les conseils de quartier devraient se saisir de la problématique. Elle cite l’action de la mairie du deuxième arrondissement en guise d’action réussie. La mise en place d’espaces pour chiens lui semble également intéressante, à conditions que ceux-ci soient entretenus.
  • Le Grand Lyon installe-t-il toujours des bennes destinées à recueillir les déchets encombrants ?
    Réponse : – Le Grand Lyon a abandonné cette pratique depuis l’ouverture des déchetteries.
  • Un participant signale que les bennes de ce type sont source d’accidents pour les aveugles compte tenu de leur forme trapézoïdale et qu’elles nécessiteraient d’être entourés de barrières.
  • Une participante attire quant à elle l’attention des représentants de la Direction de la propreté pour que les bacs à ordure, une fois vidés de leur contenu, soient repoussés contre un mur plutôt que laissés au milieu des trottoirs. Face aux dépôts sauvages, des circuits de ramassage sont organisés, dans un délai de 48 heures, sauf problème de sécurité particulier (le délai est alors plus court). Le site www.proprete@grandlyon.org permet de signaler ces dépôts ou des problèmes de salissures.
  • Quelles sont les solutions proposées pour les malvoyants qui ne conduisent pas et ne peuvent se rendre dans les déchetteries ?
    Réponse : – Le ramassage des encombrants n’est pas une compétence communautaire et relève des propriétaires. Souvent, les communes organisent néanmoins des collectes périodiques, installent des bennes ou mettent en place des systèmes de ramassage spécifique à la demande pour les personnes handicapées ou âgées. A Lyon, seule la commune peut mener des opérations particulières. Il convient également de préciser que dans le cadre de la responsabilité élargie des producteurs (REP), les vendeurs notamment d’électroménagers sont tenus de reprendre l’ancien appareil.
  • Chaque riverain a obligation de déneiger les trottoirs bordant sa propriété. Un plan d’intervention est programmé pour les trottoirs orphelins (ponts, places) et les établissements publics. Des interventions ponctuelles sont également organisées sur appel du PC neige au 04 78 95 88 29 activé lors de phénomènes neigeux importants – ou en utilisant l’adresse www.proprete@grandlyon.org. La Direction de la propreté n’a toutefois pas d’obligation de résultat en la matière mais de moyens. Et la recommandation reste d’éviter les déplacements lors de tels évènements.
  • La priorité ne pourrait-elle pas être donnée aux quartiers très pentus, notamment lors des longues périodes de verglas, à l’image du centre-ville généralement traité en priorité ?
    Réponse : – Les lieux susceptibles de poser des problèmes d’accès sont effectivement traités en priorité. Mais le sel sur le verglas n’agit que par brassage et la neige, dès lors qu’elle dépasse 5 centimètres d’épaisseur, doit être enlevée à la pelle. Quant au plan de déneigement, il traite en particulier les pentes. Enfin, il est à noter que le centre-ville jouit généralement d’une température légèrement plus élevé, rendant le déneigement d’autant plus efficace.
  • Entre octobre et février, la chute des feuilles mortes génère des risques de glissade. Des chantiers feuilles sont organisés régulièrement afin d’optimiser les interventions manuelles et mécanisées. Ces opérations génèrent une activité importante et des coûts élevés. Là encore, les propriétaires ont obligation de nettoyer les trottoirs bordant leur propriété.
  • Une intervenante évoque le bruit généré par les souffleuses qui masque l’ensemble des autres bruits et constitue un véritable problème de sécurité pour les malvoyants qui perdent ainsi toute perception de leur environnement.
    Réponse : – La Direction de la propreté indique que la problématique du bruit est systématique en matière de nettoyage. Des matériels électriques – dont le bruit est moindre – sont désormais utilisés à Confluence ; leur puissance est toutefois généralement moindre et leur autonomie, limitée. Des souffleurs de différents types font par ailleurs actuellement l’objet d’essais au sein du Grand Lyon et des travaux sont en cours avec les constructeurs afin de réduire le bruit de ces appareils.
  • Un intervenant fait remarquer que la problématique est la même pour les balayeuses de chaussée.
    Réponse : – La Direction de la propreté indique que les constructeurs ne proposent pas, à ce jour, de balayeuses électriques mais travaillent en revanche en continu à la réduction du niveau sonore, réclamée par l’ensemble des utilisateurs et inscrite dans les cahiers des charges.
  • Un participant observe qu’une recommandation pourrait être de stopper la balayeuse lorsque le chauffeur constate la présence d’un malvoyant à proximité afin que ce dernier retrouve ses repères et puisse quitter la zone.
    Réponse : – La Direction de la propreté prend note de cette problématique particulière.
  • Concernant les collecteurs de verre, la problématique consiste à trouver un emplacement opportun pour que les usagers et riverains l’utilisent, que la collecte puisse être effectuée en sécurité et que la circulation piétonne ne soit pas entravée. En termes d’accessibilité, la hauteur des opercules des nouveaux silos à verre déployés depuis début 2012 a été adaptée permettant aux personnes à mobilité réduite de pouvoir déposer leur verre dans le silo (hauteur de 1,10 m). Ceux-ci sont en outre capitonnés et constituent l’un des moins bruyants du marché. Par ailleurs, les silos entraînent très souvent des dépôts sauvages dans leur entourage immédiat, empêchant parfois l’accès au silo lui-même et gênant la circulation. Dans le nouveau marché du vidage du silo, le prestataire aura obligation de retirer les sacs déposés autour du silo.
  • Un participant demande si une poubelle est systématiquement installée à proximité des silos à verre.
    Réponse : – La Direction de la propreté confirme qu’elle s’y emploie effectivement, sous réserve que les contraintes citées précédemment le permettent.
  • Les bacs roulants sont parfois mal positionnés sur les trottoirs et peuvent être gênants, d’autant que certains sont en permanence stockés sur les trottoirs. Le règlement de collecte est aujourd’hui tel que le propriétaire des bacs doit les rentrer chaque jour. La comparaison avec d’autres grandes agglomérations montre par ailleurs que la mise en place du service complet – tel qu’à Lyon et Villeurbanne – limite considérablement la présence de bacs sur les trottoirs. Certains points de collecte ne peuvent en effet relever du service complet faute d’en satisfaire les exigences techniques. La collecte doit avoir lieu entre 6 heures et 13 heures. Par ailleurs, dans le futur marché qui sera mise en place le 22 octobre prochain, les camions de collecte devront avoir quitté la Presqu’île avant 10 heures 30 et le temps de présence des bacs ne devra pas dépasser 2 heures pour les points de collecte en service complet.
  • A défaut de rentrer les bacs, une participante insiste pour que ceux-ci soient rangés contre les murs.
    Réponse : – La Direction de la propreté indique que cette recommandation fait désormais partie du module de formation des agents mais convient que celle-ci n’est pas encore suffisamment intégrée à ce stade. Le travail sur ce sujet se poursuit et des piqures de rappels sont régulièrement effectuées.
  • Une intervenante estime que l’intervention de malvoyants ou de personnes à mobilité réduite lors de ces formations serait sans doute de nature à améliorer cette sensibilisation.
  • Concernant la mise en place d’un signe distinctif sur les bacs afin d’en faciliter leur repérage par les malvoyants, un signe en Braille est jugé totalement inadapté compte-tenu du fait que 10% des aveugles seulement lisent le Braille et que cela poserait en outre des problèmes d’hygiène. La texture ou l’épaisseur du couvercle pourraient être modifiées afin que les bacs puissent être repérés.
  • Un participant suggère par ailleurs que les corbeilles de rue soient tournées côté chaussée plutôt que côté trottoir, afin de ne pas réduire le passage.
    Réponse : – La Direction de la propreté indique que l’expérience a largement montré que les poubelles installées côté chaussée ne facilitaient pas le civisme. Toutefois, certains trottoirs particulièrement étroits nécessiteraient peut-être une plus grande vigilance sur ce point. Les poubelles totalement ouvertes – que certains intervenants préconisent pour leur aspect pratique – présentent quant à elles l’inconvénient d’accueillir des sacs de déchets ménagers.

Conclusion :

Les remarques prises en compte ou les démarches d’évolution feront l’objet d’un retour au sein du groupe de travail. Par ailleurs, une première visite de terrain aura lieu le 3 juillet à 10 heures sur le chantier pédagogique de Saint-Priest pour un groupe associant deux représentants de personnes malvoyantes, deux représentants de personnes présentant un handicap moteur, deux représentants de personnes présentant un handicap auditif et deux membres de la commission communale d’accessibilité. Quant à la journée de la sécurité routière, elle ne sera pas organisée cette année compte tenu de la réduction drastique de la participation financière de la Préfecture.

CIA plénière

Le jeudi 14 juin, Lilia Ouerdi, Gladys Valatx, Alain Carlier et Georges Masson participaient à la CIA plénière. Cette commission fait le bilan des 6 mois écoulés quant aux améliorations ou aux inerties en matière d’accessibilité, et ce dans tous les domaines, voirie, espaces publics etc.

Groupe de travail transport de la CIA

Le 15 juin, Lilia Ouerdi siégeait à la CIA (groupe de travail transport). Cette commission était consacrée au transporteur Optibus. Voici le compte rendu tel qu’il a été rapporté par un rédacteur du Sytral :

L’objectif de cette réunion est de définir un programme d’actions pour rendre le réseau TCL accessible à tous en 2015 à la suite d’un diagnostic et d’une large concertation avec les associations représentatives. Le budget alloué est de 60 millions d’euros. Le fonctionnement d’Optibus est le suivant :

  1. Service de porte à porte de transport à la demande pour les personnes ayant un handicap visuel ou moteur, permanent ou temporaire, résidant sur le territoire desservi par le réseau TCL.
  2. Deux types de service sont proposés, véhiculé ou accompagné (Optiguide).
  3. Amplitude horaire, 6 heures – 1 heure du matin, tous les jours (sauf le premier mai). 7 heures – 21 heures du lundi au samedi pour Optiguide.
  4. Tarifs, 3.20€ (2.90€ pour un trajet D/T, 1.60€ pour les enfants de 4 à 10 ans). 6.40€ pour les 7 communes extérieures au Grand-Lyon.
  5. Réservation préalable (au plus tard la veille avant 21 heures et 2 heures pour Optiguide) auprès d’une centrale de réservation (ouverte de 6 heures à 21 heures du lundi au vendredi et de 8 heures à 21 heures le week-end).
  6. L’inscription au service est soumise au passage en commission d’accès. La commission se réunit une fois par mois. Le client est préalablement présélectionné. Le cas de 25 candidats est examiné par cession. Un délai d’attente de 3 ou 4 mois est préconisé. En cas d’anbiguïté, le candidat est convoqué par la commission. Les frais de dossier s’élèvent à 16€.

La qualité du service est assurée par les points suivants :

  1. Une enquête qualité trimestrielle est soumise avec clients mystères (6 critères évalués).
  2. Un baromètre satisfaction est proposé deux fois par an.
  3. Le respect d’un taux d’appels « servis » sur le serveur téléphonique.
  4. Le respect du rappel du client en cas de retard ou de dysfonctionnement.
  5. Le respect de la prise en charge du client selon les conditions de réservation et du décroché du numéro d’urgence.
  6. La prise en compte de situations dites « inacceptables » (non prise en charge d’un client dont le trajet est programmé, retard de plus de 30 minutes).
  7. Des créneaux de négociation sur l’heure de prise en charge réduits et des taux de refus plafonnés selon ces créneaux.

De nouveaux services depuis janvier 2011 :

  1. Envoi de SMS ou mail la veille du déplacement pour indiquer l’heure de prise en charge et en cas de situation perturbée.
  2. Assouplissement des conditions d’application et des montants des pénalités en cas d’annulation de transport.
  3. Une lettre d’information trimestrielle et des mailing d’information sur le service.
  4. La mise en place d’un système de post-paiement.
  5. L’évolution du parc de véhicules : mise en service de petits véhicules.
  6. La mise à jour du règlement d’exploitation en juin 2012.
  7. Nouveau service expérimental Accès Synchro début juillet 2012.

Optiguide, une première en France :

  1. Assurer un accompagnement sur le réseau TCL, – service destiné aux clients Optibus, sur la base du volontariat.
  2. Trajet réalisé sur le réseau TCL, en étant aidé d’un accompagnateur.
  3. Trajet de porte à porte avec les mêmes prestations que le service avec un véhicule Optibus.
  4. Amplitude de service, du lundi au samedi de 7 heure à 21 heure.
  5. 2 critères d’attractivité, tarification TCL et réservation jusqu’à 2 heures avant la prise en charge.
  6. 90% de clients déficients visuels.

LA réservation :

  1. Principe de priorités aux motifs contraints, travail, gare, soins.
  2. Possibilité de réserver des trajets réguliers (50% des trajets).

Commissions Communales d’accessibilité :

Conseil Consultatif Ville et Handicap de Villeurbanne

Une seule Commission Communale d’Accessibilité pour le mois de juin, elle a eu lieu le 18 en mairie de Villeurbanne. Nos représentants étaient Catherine Brehier et Vincent Machefert.

Présentation de l’organisation de la planification des travaux de mise en accessibilité de la voirie (Didier Vullierme) :

La compétence voirie est une compétence du Grand Lyon. C’est le Grand Lyon qui finance et qui est maître d’ouvrage pour toutes les interventions voirie sur la ville de Villeurbanne.

La ville de Villeurbanne, par l’intermédiaire de sa direction de la proximité, a un rôle de recensement de tous les besoins d’intervention, puis de priorisation en fonction des budgets annuels alloués par le Grand Lyon.

Il existe différentes lignes budgétaires au Grand Lyon pour financer les travaux de voirie :

  1. Les actions de proximité territorial (environ 1 200 000 Euros par an sur Villeurbanne). Elles comprennent notamment les aménagements choisis à partir de la liste de priorités établies par le maire, ainsi que les travaux consécutifs aux constructions nouvelles.
  2. Le fond d’Initiative Communale (environ 300 000 Euros par an pour Villeurbanne). L’utilisation du Fond d’Initiative Communale (FIC) est laissée à l’initiative du maire, et concerne sur Villeurbanne principalement les travaux de sécurité et d’accessibilité.
  3. Le budget courant d’entretien voirie.

Les demandes individuelles pour des petites interventions ponctuelles sont traitées par la Direction de la proximité tout le long de l’année via les 8 conseils de quartiers, dans le cadre d’un groupe de travail sur les déplacements urbains (GTDU) qui se réunit tous les 5 à 6 semaines.

Point de Vue sur la Ville fait part de son souhait d’avoir un interlocuteur privilégié dans les services de la ville, afin d’avoir un meilleur suivi de leurs demandes d’intervention de voirie.

Didier Vullierme propose que le chargé de mission ville et handicaps puisse jouer ce rôle d’interlocuteur pour l’ensemble des associations du CCVH.

A l’image du rôle que peut déjà jouer la direction de la vie des quartiers, le rôle de la mission ville et handicaps consistera donc dorénavant à faciliter l’élaboration de demandes précises d’intervention sur la voirie émanant des associations membres du CCVH, de les transmettre auprès de la direction de la proximité, puis de s’assurer qu’une réponse écrite soit apportée à chacune de ces demandes.

La direction de la proximité reste le seul service interlocuteur vis-à-vis du Grand Lyon, chargée de la collecte de l’ensemble des besoins d’intervention sur la voirie et de la priorisation des interventions.

Présentation de l’avant projet de la première tranche du réaménagement du cours Emile Zola (chef de projet du Grand Lyon et maître d’œuvre Ilex) :

L’objectif général du projet est de transformer l’axe Émile-Zola pour en faire un cours à l’ambiance apaisée, agréable et confortable pour tous. L’amélioration de son accessibilité, notamment pour les personnes en situation de handicap, est par conséquent au cœur du projet.

La reprise complète des 3,6 kilomètres de voirie intra-périphérique représentera un coût de l’ordre de 40 millions d’Euros.

La première tranche allant de la place Levy à Cusset représente 1,3 kilomètres, avec des travaux devant démarrer début 2014.

Les deux grands principes d’aménagement retenus sont :

  1. La réduction de la part de la voiture de 75% à 50 %, par le passage de 2 fois 2 voies automobile à 1 fois 1 voie.
  2. L’organisation générale sous la forme de 3 rubans de couleurs différentes, un ruban piétonnier de 3 mètres de large en moyenne ; un ruban technique pour accueillir le mobilier urbain (la végétation, les terrasses ou encore une bande cyclable) ; et un ruban automobile.

L’éclairage du cheminement piétonnier sera amélioré par la pose de luminaires à 4 mètres de hauteur. Le revêtement clair du ruban piétonnier participera également à un meilleur éclairage de nuit.

Les 15 places de stationnement GIG et GIC existantes sur la première tranche seront conservées, et le pourcentage de places réservées sera supérieur à 2%. Certaines places seront légèrement repositionnées, afin d’être le plus proche possible d’équipements recevant du public (par exemple du commissariat de police).

Les places GIG et GIC seront toutes mises aux normes, en terme de largeur notamment (3,3 mètres) et d’accès au cheminement piétonnier. Concernant les places GIG et GIC, Eric Benon du CARPA rappelle l’importance d’avoir une absence de pente et de dévers sur l’emplacement côté chauffeur, de manière à ce que le transfert de la voiture au fauteuil soit facilité.

Visites de terrain

Le 4 juin Anne Mignonat représentait notre association lors de la visite du chantier de la ligne de tramway T4 (prolongement). Voici ce qu’elle en dit :

Le projet du Sytral quant au prolongement de la ligne T4, ainsi que de l’aménagement des stations, n’a pas fait l’objet de concertations entre les associations de personnes en situation de handicap, et la Commission Intercommunale d’Accessibilité du Grand Lyon.

Les interlocuteurs étaient le Siteral et le Grand Lyon, Pour tout ce qui concerne les voies du tramway ; et la mairie du troisième arrondissement, la mission Part-Dieu  en lien direct  avec le président du Grand Lyon pour tout ce qui concerne les abords du tram telle que l’esplanade face à la gare.

Même système qu’à Perrache :

La T3 et la T4 circulent sur les mêmes voies lorsqu’elles passent devant la gare ; la T4 dont le terminus ne se situe pas devant la gare bénéficiera des 2 quais se faisant face (bien sûr dans les deux sens). La T3 dont le terminus est Part-Dieu ne bénéficie que d’un seul quai de dépose et reprise des voyageurs.

Pour éviter le problème de confusion Anne a bien insisté sur le fait d’avoir une information vocale en station et dans les rames.

Quant aux quais, quelques problèmes sont à noter :

95% du flux voyageurs passera par l’accès sud qui est le plus proche de l’entrée est de la gare. Malheureusement cet accès non seulement est étroit, mais la sortie en bout de quai se fait par des marches infranchissables aux fauteuils roulants.

Le quai fait 70 mètres de long, il y a des escaliers prévus en milieu de quai.

Du côté nord, loin de l’entrée est, une rampe est prévue, c’est là que devrait passer les personnes handicapées.

Derrière le quai on trouve un espace piéton et vélo séparé mais très étroit.

Le flux voyageurs étant au sud, au plus proche du parvis, il faut sans concession une rampe d’accès même peu confortable, soutiennent les handicapés moteurs. Les escaliers lors d’une affluence soutenue, risquent d’être une source de gêne pour les personnes aveugles et les personnes mal marchantes. Le Sytral est réticent à changer les choses, il affirme qu’il n’y a pas la place réglementaire pour une rampe. Les techniciens quant à eux pensent qu’il est possible d’en construire une, même si cette dernière risque d’être un peu trop pentue.

Ce problème d’espace, vient du parvis géré par la mission Part-Dieu qui ne souhaite pas concéder au Sytral l’espace nécessaire à la réalisation de la rampe d’accès.

Un plan de restructuration de l’espace piéton du parvis  en prévision d’un remaniement complet de la gare est envisagé dans un futur incertain.

Anne propose au Sytral de réaliser une rampe bidirectionnelle longeant le quai, cela pourrait être un accès moins encombré et un compromis en termes de distance. Le Sytral répond que cette proposition est à étudier.

Enfin, Anne et les représentants des associations présentes reprochent au Sytral son manque de zèle quant à la prise en compte des besoins des personnes handicapées. Le Sytral gratifie les responsables associatifs d’arguments fallacieux, prétextant que le chantier n’était pas soumis à obligations lorsque celui-ci a débuté ; les piétons et les cyclistes risqueraient d’être mécontents (mécontents de quoi ?) ; penser aux conditions de travail des chauffeurs (en quoi un aménagement destiné aux personnes handicapées est-il en mesure de les gêner ?)

Divers

Aïe-action

Le 19 juin, Souhila Omar-Diab, Catherine Brehier, Lilia Ouerdi, Didier Chifflet, Georges Masson et Alain Carlier se réunissaient pour discuter de la mise en place de notre campagne Aïe-Action.

Réunions mensuelles de juin

Le 20 juin notre réunion de travail mensuelle a traité de nombreux sujets tels que la nécessité pour notre association de faire partie du CDCPH ; des problèmes qui restent à résoudre pour les abonnés à Optibus ; l’évocation de la dernière Commission Communale d’Accessibilité (celle de Villeurbanne intitulée CCVH) ; et enfin le fait que très peu de personnes aveugles se rendent aux expositions adaptées organisées par les musées.

Réunion du groupe de travail du site Internet

Le 27 juin, se réunissait le groupe de travail consacré à la construction et l’amélioration de nos sites internet www.pointdevuesurla ville.org et www.aie-action.org.

Nous vous rappelons que les réunions de travail sont mensuelles, et qu’elles sont ouvertes à tout adhérent ou non.

Fait à Lyon
Hichem Houama, secrétaire

Point de Vue sur la Ville
14 rue général Plessier
69002 Lyon
courriel : pvv-lyon@laposte.net site internet : https://www.pointdevuesurlaville.org/