Point d’accès 11, mai 2012

Les visites de terrain

Pour le mois de mai, nos adhérents ont participé à deux visites de terrain :

  • le 2 mai Gladys Valatx représentait l’association lors de l’inspection du carrefour Route de Vienne/Henri Barbus/Challemel Lacour au lieudit Moulin à Vent (huitième arrondissement), suite aux travaux entrepris pour l’aménagement de ce dernier.
  • Le 22 mai, Souhila Diab-Omar, Georges Masson, Hichem Houama, Lilia Ouerdi, Anne Mignonat et Eva Vettiger expérimentaient des dispositifs de guidage au sol à Jean Macé (septième arrondissement).

Carrefour Route de Vienne/Henri Barbus/Challemel Lacour

Suite à la refonte du carrefour Route de Vienne/Henri Barbus/Challemel Lacour, Gladys Valatx s’est rendue sur site afin d’y déceler les éventuelles erreurs de conception qui pourraient rendre problématique le cheminement des personnes déficientes visuelles et par extension celui des personnes en difficultés motrices. Il n’est pas interdit de souligner les avancées en matière d’accessibilité de la voirie lorsqu’elles se présentent.

  • Tout d’abord Gladys souligne le manque de civisme des automobilistes qui continuent d’emprunter la nouvelle voie de bus sur Henri Barbus alors que celle-ci est en sens interdit. Il serait peut-être souhaitable de renforcer la signalétique en faveur de cette voie réservée.
  • Elle continue en pointant du doigt le faible dénivelé difficilement décelable à la canne lors de la traversée de la rue Henri Barbus ;
  • de plus les feux sonores équipant la traversée en deux temps sur Challemel Lacour ne sont pas synchronisés, et risquent d’être source de confusion voire d’accidents.
  • Enfin, non loin de l’arrêt de bus sur Challemel Lacour, Gladys a remarqué que des véhicules gênaient le passage tant aux déficients visuels qu’aux autres types de handicaps, sans parler des personnes âgées et des mamans avec poussette. Il a été préconisé d’implanter à cet endroit un potelet (espérons que les autorités compétentes ne le fichent pas en plein milieu du trottoir !).

Expérimentation des dispositifs de guidage au sol à Jean Macé

Le 22 mai, six de nos adhérents (parmi eux, votre serviteur/rédacteur) ont expérimenté plusieurs dispositifs de guidage au sol : trois bandes de guidage posées pour l’occasion sous le pont de chemin de fer (accueillant également la halte ferroviaire) prêt de la place Jean Macé ; et un dispositif existant (ressaut ou petite saillie) telle qu’une bordure de trottoir, une bordure d’allée, une séparation quelconque etc.

  • Les bandes de guidage se présentaient comme décrites ci-après :
    • Un couloir d’environ 60 centimètres flanqué de chaque côté de deux bandes de guidage à trois cannelures ;
    • une large bande constituée d’au moins six cannelure (déroutante) ;
    • et enfin une bande simple et étroite composée de trois cannelures (la plus efficiente selon votre serviteur).
  • Enfin un ressaut était également soumis à l’expérimentation.
    Il s’agissait de suivre à la canne tous les dispositifs proposés y compris le ressaut existant et en tirer des conclusions : quel est le dispositif le plus apprécié par les expérimentateurs ? Notons que pour être vraiment efficient, un système de guidage au sol doit (et la technologie nous le permet désormais) être couplé avec une signalétique sonore telles que des balises délivrant des messages parlés.

Les commissions communales et intercommunales d’accessibilité

Rien que pour le mois de mai, nos militants ont siégé à pas moins de quatre commissions communales d’accessibilité.

  • Le 10 mai, Georges Masson était présent à la CCA consacrée aux établissements recevant du public.
  • Le 15 mai, Gladys Valatx et Anne Mignonat siégeaient à la CCA du huitième arrondissement.
  • Le 23 et le 25 mai, Georges Masson et votre rédacteur ont assisté aux CCA voirie respectivement consacrées au projet d’aménagement de l’espace Mazagran dans le septième arrondissement, et au projet d’aménagement de la place des Tapis dans le quatrième arrondissement.

CCA établissements recevant du public

Le 10 mai, Georges Masson assistait à la commission présidée par Madame Thérèse Rabatel et Nicole Gay, toutes deux adjointes au maire. Cette réunion avait pour but de faire un récapitulatif de tous les projets passés ou à venir, de mise en accessibilité des ERP (établissements recevant du public) circonscrits à la ville de Lyon.

  1. Une liste de travaux prévus entre 2010 et 2012 de tous les ERP de la Ville de Lyon a été publiée :
    Cela permet de voir que beaucoup de lieux sont déjà à l’étude quant à leur mise en accessibilité.
    Madame Rabatel fait remarquer que des ERP réputés difficilement accessibles font ou feront l’objet de travaux, telle la salle Molière pour laquelle la Ville est en appel d’offre auprès de plusieurs architectes afin de refaire la verrière et d’améliorer l’accessibilité.
  2. Une liste de proposition de travaux sur des ERP divers et variés où des demandes ont été formulées par des associations, des habitants ou des élu(es) : les neuf mairies d’arrondissements ; mairies annexes ; mairie centrale (sanitaires, boucles pour malentendants, signalétique…), des églises, des groupes scolaires, le camping international (voir liste). Cela représente environ 1,5 million d’euros de travaux TTC.
    Madame Rabatel tient aux travaux dans les mairies car ce sont des lieux fréquentés et des symboles de la vie démocratique à laquelle les personnes handicapées ont droit, autant que les personnes valides ; à l’Hôtel de Ville, des boucles magnétiques pour malentendants doivent être mises dans les Salon Justin Godart, de l’Abondance et Henri IV où il y a les réunions et le plus de fréquentation.
  3. Puis Mesdames Gay et Rabatel proposent de réfléchir à la mise en accessibilité d’ERP pour lesquels des travaux ne sont pas prévus mais qui pourraient être utiles aux personnes handicapées. Ce sont des travaux à réaliser d’ici la fin du mandat pour une enveloppe de 1 million d’euros, en suivant les volontés des associations et personnes handicapées.

Il ressort de la discussion plusieurs propositions :

A. Les personnes aveugles ont besoin de se situer : donc demande d’ascenseurs vocalisés, de poses de balises au-dessus des portes d’entrée des ERP très fréquentés pour éviter de tâtonner à la recherche des accès (ces balises sont activables grâce à une télécommande) ; besoin aussi de bandes de guidage fines : un « fil d’Ariane » est suffisant. B. Les personnes malvoyantes demandent un éclairage systématique des escaliers, en particulier à la descente qui est plus dangereuse que la montée (pourtant souvent mieux signalée), tout en faisant attention à ne pas éblouir ; les nez de marches doivent être contrastées. C. Les lieux prioritaires demandés sont les mairies, les salles de concert, les musées, les piscines.

En conclusion :

Mesdames Gay et Rabatel proposent enfin que le Groupe de travail ERP soit consulté en complément de ce qui a été dit dans cette réunion pour proposer des lieux ou des aménagements qui tiendraient à cœur aux associations absentes et présentes. Les réponses seront étudiées par les 2 adjointes et leurs services de façon à satisfaire au mieux (et en fonction des crédits disponibles) les associations dans leurs demandes.
Nous attendons donc vos propositions dans les semaines à venir. Nous vous remercions par avance de nous les faire parvenir par courriel ou plis postaux à la suite de cette consultation.

CCA du huitième arrondissement

Le 15 mai Anne mignonat et Gladys Valatx, assistaient à la CCA qui se déroulait au sein des locaux de la mairie du huitième arrondissement. Il est ressorti de ces discussions :

  • Travaux de voirie :
    Au mois de mars, la commission a effectué deux visites de terrain :
    1. L’axe Maryse Bastier (zone circonscrite de la Mairie à l’avenue des frères Lumières) a. Nous avons signalé des trous à combler, des potelets à remettre, des bordures de trottoir à reprendre, une chaîne de stationnement gênante. b. Le silo à verre situé rue Maryse Bastier n’est toujours pas sur son emplacement. c. Refonte du carrefour Maryse Bastier/Jean XXIII avec mise au norme des feux sonores à programmer sur budget d’aménagement de la mairie.
    2. Chantier Route de Vienne/Henri Barbus/Challemel Lacour.
      Se référer à la description de ce carrefour dans la rubrique « Les visites de terrain ».
  • Mise en accessibilité de la mairie du huitième arrondissement :
    Suite à la visite du bâtiment, il a été décidé l’implantation de balises audio et de bandes de guidage ; cependant il faudra attendre que des fonds soient alloués à cet effet.
  • Commerces handi-accueillants :
    Il n’existe pas contrairement au quatrième arrondissement, de commission proprement dite en charge des commerces handi-accueillants. Pour ce faire, il est nécessaire que des élus du huitième s’investissent dans cette entreprise, secondés bien entendu par les militants associatifs. Un questionnaire est nécessaire pour des besoins d’évaluation.

Espace Mazagran dans le septième arrondissement

Le 23 mai a eu lieu dans les locaux de la ville de Lyon, une réunion consacrée à l’espace Mazagran, comme annoncé ci-dessus. Il s’agit comme l’indique son intitulé, d’un espace mal défini, disons entre la place traditionnelle, le parking, et l’aire de détente que constitue le square affublé également d’un jardin partager. De plus cette zone comprend un terrain de sport, et quelques bâtiments qui seront démolis pour les besoins du réaménagement de ce secteur. Cet espace est situé dans le quartier de la Guillotière du septième arrondissement entre les rues Montesquieu au Nord, Sébastien Gryphe à l’Est et Robert Cluzan à l’Ouest, Jangot au Sud, et sur une échelle plus large : entre la rue de Marseille et l’avenue Jean Jaurès. Il s’agit d’un secteur dense, abritant peu d’espaces publics, et situé dans un quartier caractérisé par un fort taux de logement.

Le projet d’aménagement du secteur, sous maitrise d’ouvrage unique Grand Lyon, a été l’objet d’une concertation (dans le cadre de deux réunions publiques et d’ateliers de concertation) qui a réunit de nombreux habitants. Il en ressort le souhait des habitants de créer un espace public à dominante paysagère, conservant la dimension d’implication des habitants dans l’animation de cet espace et comportant une aire de jeux pour enfants (le terrain de sport étant supprimé).

Le montant global de l’opération s’élève à 5 millions d’euros dont environ 1,6 millions d’euros pour la partie travaux d’aménagement.

Les recommandations des associations présentes :

  1. Le traitement des traversées piétonnes (rue Jangot)
  2. Le choix des revêtements au sol : ils doivent être le plus lisse possible et non glissant
  3. Le choix des essences végétales et matériaux permettant aux personnes déficientes visuelles de se repérer dans l’espace et de circuler
  4. Un éclairage non éblouissant (éviter l’éclairage de mise en valeur venant du sol)
  5. La signalétique doit être adaptée aux différents handicaps (dont le handicap mental)

Il est précisé que même si le projet ne comprend pas le réaménagement de carrefours, il pourra être demandé à la Subdivision de la direction de la voirie d’étudier l’installation des feux sonores à proximité de ce nouvel aménagement.

Projet d’aménagement de la place des Tapis dans le quatrième arrondissement

Le 25 mai Georges Masson et votre rédacteur participaient à la CCA consacrée cette fois-ci au réaménagement de la place des Tapis dans le quatrième arrondissement de Lyon. Ce secteur est circonscrit au nord par le boulevard de la Croix Rousse, localisé au carrefour des rues Victor Fort à l’Est (côté place de la Croix Rousse), rues Jacquard et Perrod à l’Ouest, par le boulevard des Canuts au Nord et de la rue de la Terrasse au Sud.

L’aménagement d’un espace de 7500m² est inscrit au plan de mandat de la Communauté Urbaine.

L’architecte paysagiste retenu, Atelier Villes et Paysages, en lien avec un bureau d’étude et des concepteurs lumière et fontaine, a travaillé plusieurs esquisses depuis mars 2012. Suite à une prochaine étape de concertation avec les habitants du secteur, une esquisse sera retenue par les élus. La phase d’étude sera alors poursuivie au second semestre 2012. En fin d’année, le projet sera finalisé avant la consultation des entreprises et le démarrage d’une première tranche de travaux mi 2013. La livraison de l’aménagement est attendue pour 2015.

Les objectifs du projet sont :

A. De transformer la place des Tapis pour en faire un espace à l’ambiance apaisée, agréable et confortable (cheminements piétons, lieu de vie et d’échanges accessibles à tous ; différents usages : commerces, Vogue, cafés…) B. De maintenir la liaison automobile Boulevard des Canuts/Boulevard de la Croix Rousse (liaison Nord Sud). C. De maintenir la qualité de fonctionnement des transports en commun. D. De recomposer la place avec notamment la suppression du parking actuel ; envisager l’implantation d’une fontaine.

L’espace actuel se caractérise spécifiquement par :

A. Un flux piéton Est/Ouest très important, reliant par le sud la grande rue de la Croix Rousse et le boulevard des Canuts. B. Une circulation de véhicules importante sur le boulevard des Canuts, traversant la place : 10 000 véhicules/jour. C. La situation de cet espace en limite du territoire inscrit au patrimoine mondial de l’Humanité de l’Unesco, requiert un avis de l’architecte des Bâtiments de France.

Suite à la concertation avec les habitants, les éléments suivants ont été retenus :

A. Une conception paysagère ; un espace vert ouvert. B. La présence de l’eau. C. Un espace de jeux non clos. D. Une mise en lumière du site et une mise en valeur des lieux. E. Du stationnement ponctuel maintenu. F. Le déplacement de la Vogue (fête foraine annuelle) sur le cours des Tapis (et non plus sur la place de la Croix Rousse).

La présentation du site étant faite, procédons à celle des esquisses retenues :

Première esquisse :

A. Respect de l’aspect patrimonial du site, en reprenant la géométrie de l’ancien bastion des remparts de la ville de Lyon (forme en équerre). B. Plantations d’arbres sur la rue de la Terrasse (au sud). C. Agrandissement de la place. D. Présence d’une chicane sur la chaussée pour réduire la circulation. E. Abaissement du cœur de la place et aménagement d’un muret au nord pour la reprise du niveau.

Remarques : l’intérêt de cette esquisse réside dans le fait que la circulation piétonne est plutôt protégée, l’espace central de la place n’est pas séparé en deux parties par la circulation automobile, il y a bien une séparation des usages.

Seconde essquisse :

A. L’aménagement d’une grande place délimitée par quatre façades. B. La circulation automobile (circulation boulevard des Canuts/rue de la Terrasse) coupe l’espace piéton et sépare la place en deux parties. C. Réhaussement de la place et reprise du niveau sur le côté sud.

Remarques :

a. Bien que cette esquisse propose une place plus ouverte, la séparation de la place en deux parties par une circulation automobile pose le problème de la sécurité des piétons sur le flux Est/Ouest (spécifiquement pour les personnes moins valides : déficients visuels, enfants, etc.) B. La différence de contraste de revêtement au sol de la chaussée et de la partie piétonne doit être accentuée (trottoir clair et lumineux, chaussée plus sombre)

Troisième esquisse :

A. Prolongement sur la partie nord du mail arboré Est/Ouest, jusqu’à la rue Victor Fort. B. Un espace central plus petit. C. La circulation automobile traverse l’espace central, de la même manière que l’esquisse 2. D. Place rehaussée et reprise du niveau sur le côté sud.

Remarques :

A. Composition appréciée car le cheminement piéton est bien délimité sur la partie nord (le long du mail), même si l’espace central est coupée par la circulation automobile. B. La différence de contraste de revêtement au sol de la chaussée et de la partie piétonne doit être accentuée (trottoir clair et lumineux, chaussée plus sombre).

Au-delà du respect de la règlementation en vigueur, une vigilance particulière est à porter sur :

A. Le traitement des traversées piétonnes. B. Le choix des matériaux de revêtements au sol : choisir les matériaux les plus lisses possibles, non glissants ; les pavés sont à proscrire ainsi que le dallage et l’utilisation du bois. C. Le choix des matériaux permet aux personnes déficientes visuelles de se repérer dans l’espace et de circuler ; implantation d’essences végétales si celles-ci ne gênent pas le cheminement ; accentuer les différences de contrastes (par différence de valeur). D. Un éclairage non éblouissant (éviter l’éclairage de mise en valeur venant du sol). E. La signalétique doit être adaptée aux différents handicaps (dont le handicap mental). F. Le signalement de tout escalier. G. Le mobilier urbain ne doit pas être positionné sur les espaces de circulation.

N.B. Le 14 mai, Lilia Ouerdi siégeait au Bureau de la CIA.

Divers

Le 22 mai, une partie des adhérents s’est réunie pour notrre réunion mensuelle. Les personnes présentes étaient Georges Masson, Lilia Ouerdi, Catherine Brehier, Eva Vettiger, Lise Wagner, Jean Gresot et moi-même votre rédacteur. Les questions suivantes y ont été abordées :

  • Représentation de l’association au CDCPH :
    Jean Gresot, propose que PVV ait un représentant au Conseil Départemental Consultatif des Personnes Handicapées. Catherine Brehier et Eva Vettiger demandent des éclaircissements sur cette instance. M. Gresot dit que le CDCPH est représenté dans tous les départements, et est chargé de récolter toutes les doléances des associations. Cette proposition reste en suspens pour le moment.
  • Expérimentation bandes de guidage :
    Il s’agissait de donner son avis sur les tests portant sur les bandes de guidage, et qui avaient lieu le même jour que notre réunion. Parmi nos expérimentateurs la bande la plus étroite semble remporter une majorité des suffrages. Les intersections en forme de carré ne sont pas efficientes, une rupture serait préférable. Quant à la séparation en résine ou en ressaut existant (séparateurs de zones entre un espace piéton et vélo), nos expérimentateurs pensent qu’un ressaut déjà existant serait le plus durable.
  • Site internet des TCL :
    Les personnes présentes trouvent que le site des TCL s’est amélioré. L’accès aux horaires a fait l’objet d’une nette amélioration. Le tableau de ce dernier semble plus accessible.
  • Création d’un groupe de travail optibus, mis en place par le CARPA :
    Que fait-on ? Un Conseil d’administration est proposé ultérieurement pour en discuter. Eric Benon nous demande de lui envoyer nos statuts à la suite du changement de ces derniers qui ouvre notre association aux personnes morales, et au basculement en collectif.