Sensibilisation des agents Kéolis

Ce 3 avril une nouvelle session de formation pour les agents Kéolis aux différents handicaps a permis de réunir :

  • 4 agents de maintenance sur les rails (métros/trams) travaillant de nuit, et
  • 5 agents de ligne responsables des lignes de métro, tram et funiculaire.
  • Odile Boisson représentait Point de Vue sur la Ville pour la déficience visuelle.

Cette rencontre fut d’une grande ressemblance avec les précédentes. Bons échanges, saine curiosité. Les agents de maintien n’ayant aucun contact avec le public dans leur fonction se sentaient un peu moins impliqués le matin. Pourtant ils ont partagé avec une franche cordialité les mises en situation de l’après midi. Par contre, les agents de ligne sont, eux, fortement impliqués et rencontrent quotidiennement nos problèmes qu’ils connaissent bien et, pour les personnes présentes du moins, les appréhendent avec intelligence. Ils sont bien conscients de nos soucis causés notamment pour trouver les boutons d’appels d’urgence dans les couloirs de métro ou ceux des ouvertures des portes de tram, et autres soucis…

La mise en situation fut l’occasion de vrais partages et, pour certains d’entre eux, de grandes découvertes

Le bilan de fin de journée fut positif. C’est toujours la situation des non voyants qui est ressentie comme la plus stressante.

Nota. Peut-être certains le savent déjà mais j’ai eu l’explication de la non possibilité d’une ouverture automatique des portes de tramway. Celles-ci sont pilotées par le conducteur car selon les arrêts elles doivent s’ouvrir parfois à droite, parfois à gauche. Pour que ce geste se fasse automatiquement il faudrait le recours à un logiciel hautement sophistiqué. Celui-ci existe et il est fiable mais beaucoup trop onéreux à installer, le budget ne suit pas. Fâchée avec les chiffres, je n’ai pas retenu les sommes mais elles sont effectivement astronomiques. L’automatisme qui ouvrirait les portes des 2 côtés à la fois (même pour une seule voiture) engendrerait de trop gros risques d’accidents, on le comprend.

Rédigé par Odile Boisson

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