séparateur piste cyclable-voie piétonne, dans le tube de la Croix-Rousse

Etaient présents : la métropole du Grand Lyon, des associations cyclistes (Pignon sur rue, Lyon ville à vélo), associations de personnes handicapées (Point de Vue sur la Ville, CARPA, AVH) et l’association des Droits des Piétons.

Histoire

Le tunnel de la Croix Rousse a été ouvert en 1952 pour faciliter la circulation automobile.
Des travaux ont été effectués pour ouvrir un second tunnel destiné aux modes doux, donc accessible à pied. Il a ouvert en décembre 2013, une première mondiale pour un tunnel de ce type.
Depuis décembre 2013, il y a 2 tunnels, un pour la circulation automobile et le second qu’on nomme le « tube ». Dans celui-ci circulent les piétons, les cyclistes et le bus C6 uniquement dans le sens est-ouest, un tube-doux parfumé au diesel !
Il s’y déroule des projections lumineuses, sur fond musical.

Situation

Le tunnel de la Croix Rousse relie la rive gauche de la Saône à la rive droite du Rhône. Dans son prolongement, le pont Clémenceau, après l’avenue de Birmingham permet de traverser la Saône, le pont de Lattre de Tassigny, le Rhône.

Accessibilité

Un séparateur délimite les voies de circulation des piétons et cyclistes sur toute la longueur du tube mode-doux, ce dispositif est cause de chute pour les vélos. C’est le ressaut d’environ 4 centimètres qui en serait la cause et plusieurs accidents sérieux ont alerté le Grand-Lyon.

Après quelques réunions avec les associations cyclistes il a été décidé de modifier ce dispositif d’ou la réunion de terrain de ce mercredi 15 juillet.

Plusieurs solutions ont été étudiées et ce sera la moins onéreuse qui sera retenue. Un pan coupé : surface métallique oblique qui remplace l’angle du séparateur d’une emprise de 15 centimètres qui réduira la voie piétonne. Ce pan incliné permettra au vélo en cas de nécessité de passer sur la voie piétonne sans que les roues ne s’entravent dans le ressaut. Ce prototype est blanc et le contraste sera renforcé par l’extension de blanc d’environ 20 centimètres sur la voie cyclable.

Concernant les personnes aveugles utilisatrices de cannes blanches, pas de souci pour conserver son itinéraire, la canne détecte bien le pan incliné, renforcé par le retour sonore dû à la résonnance métallique du dispositif. Ces personnes peuvent également utiliser le muret qui sépare la voie du bus qui est dorénavant sans obstacles , en effet 4 bancs en pierre avaient été posés à l’origine et ont été retirés depuis. Aucun problème sur les 1800 mètres du tube.

La grosse difficulté pour les personnes déficientes visuelles, est d’avoir accès aux entrées que ce soit côté Saône ou Rhône, ou pour en sortir !

Cet essai aura pour finalité de valider les prototypes prévus après leur mise en œuvre pour une durée au minimum de 6 mois.

observations

Point de Vue sur la Ville, l’association des piétons et l’AVH ont unanimement regretté que le choix d’un véritable « séparateur » n’ait pas été fait, comme on peut le trouver côté sud du centre commercial de la part-Dieu, sur le côté nord de la place Bellecour / rue Chambonnet, ainsi que sur le pont Kitchner. Ce dispositif très efficace par son muret de la hauteur d’un trottoir , évite obligatoirement le franchissement de la voie cyclable et induit implicitement aux cyclistes de ralentir.

La seule chose que nous ayons obtenue, mais encore sous réserve d’acceptation par les services techniques, est un marquage au sol de la piste piétonne.

Nos réserves

Nous somme persuadés que les cyclistes emprunteront aisément la partie piétonne, vu que ce pan incliné les invitera à le faire facilement, reste à souhaiter qu’ils le fassent en l’absence de piétons !

Rédigé par Georges Masson