Test en situation du vert parlé sur les feux tricolores sonores

  • Suite à l’enquête nationale sur les feux sonores, en février-mars 2014, enquête initiée par un Collectif d’associations (Point de Vue sur la Ville, Voir ensemble, Comité Louis Braille et Association Nationale des Parents d’Enfants Aveugles) ;
  • suite aux nombreuses réponses à cette enquête (près de 1000) ;
  • suite au rapport qui en a été fait, en avril 2014, montrant que 73% des utilisateurs souhaitent le message parlé annonçant le nom de la rue sur la phase vert piéton et que 89% des utilisateurs souhaitent l’annonce vocale du nom de la rue dans les carrefours complexes ;
  • suite à l’envoi de ce rapport aux institutionnels nationaux, régionaux et locaux

Le Grand Lyon a équipé un carrefour complexe avec l’équipement demandé par la majorité des utilisateurs, le carrefour Belges-Brotteaux-Vitton, dans le 6ème arrondissement de Lyon. Le Grand Lyon ayant demandé un retour d’expérimentation, L’association Point de Vue sur la Ville a organisé, le 25 novembre 2014, un test sur place où ont été conviés à participer, tous les volontaires utilisateurs de la télécommande des feux sonores. Chaque participant, après avoir testé le dispositif, a été invité à répondre à 5 questions et a pu donner ses impressions.

Le test

Il a eu lieu le mardi 25 novembre 2014, de 14h à 15h. Il pleuvait ce jour-là ce qui rendait la circulation très sonore.

24 usagers présents ont testé le dispositif, répondu aux question posées et donné leurs impressions.

6 personnes, empêchées de venir à la date imposées, ont testé le dispositif individuellement, et ont envoyé leurs réponses.

Les 5 questions posées étaient :

  1. Le vert piéton parlé vous apporte-t-il du confort ?
  2. Le vert piéton parlé vous apporte-t-il de la sécurité ?
  3. Le vert piéton parlé vous apporte-t-il de l’autonomie ?
  4. Que préférez-vous ? Vert piéton parlé ou ritournelle ?
  5. Que pensez-vous du jingle en début de phase vert piéton ?

Le tableau de réponses aux question

Voici le résumé des réponses à chaque question :

  1. Le vert piéton parlé vous apporte-t-il du confort ?
    30 réponses, 30 « oui » (100% des réponses)

  2. Le vert piéton parlé vous apporte-t-il de la sécurité ?
    30 réponses, 30 « oui » (100% des réponses)

  3. Le vert piéton parlé vous apporte-t-il de l’autonomie ?
    30 réponses, 29 « oui », 1 usager a donné une réponse équivoque et inexploitable

  4. Que préférez-vous ? Vert piéton parlé ou ritournelle ?
    30 réponses, 28 « vert piéton parlé », 2 réponses équivoques

  5. Que pensez-vous du jingle en début de phase vert piéton ?
    – 22 réponses favorables au jingle de début de vert piéton parlé – 8 personnes n’ont pas répondu.

Remarques complémentaires

  1. Le rejet du message codé (dit « ritournelle »)
    La totalité des participants a évoqué la dangerosité de la ritournelle qui résonne dans l’espace sans qu’il soit possible de la localiser de manière distincte.

  2. L’entretien du matériel
    Pendant le test qui a duré une heure, certaines traversées sont devenues muettes à l’activation des télécommandes. Or il est indispensable que le dispositif de sonorisation fonctionne dans les deux sens de la traversée : celui du trottoir d’attente permet de saisir les informations liées à l’attente (signal de vert piéton, information du nom de la rue) ; celui du trottoir d’en face donne le but vers lequel se diriger.

  3. Le volume du dispositif sonore
    Plusieurs personnes évoquent la question du volume qui est trop faible. La densité de circulation génère du bruit ambiant, amplifié les jours de pluie, ce qui rend le message mal perceptible selon les traversées.

  4. Le jingle de début de vert piéton
    Il donne satisfaction à l’ensemble des usagers. Une seule participante aimerait voir alterner le message parlé avec une courte ritournelle.

CONCLUSION

Malgré les intempéries de ce jour, il apparaît que ce dispositif proposé par le Grand Lyon apporte une réponse tout à fait satisfaisante à la problématique de la traversée des carrefours équipés de feux sonores.

Reste à affiner la question du volume sonore en fonction du bruit ambiant, celle de l’entretien du matériel, et surtout celle de la généralisation de ce dispositif, tant au plan local qu’au plan national.

Rédigé par Catherine Bréhier